Elle est dans la cuisine en train de
rêvasser devant son thé fumant du petit déjeuner... Papy pousse la porte…
Papy
"Comment allez-vous bien, ce matin, ma chérie?...
Etes-vous énergique?…Avez vous bien dormi?…
A vous voir observer ces volutes fumantes,
J'en conclu que vous fîtes une nuit reposante
A tel point que, céans, vous partez pourchasser
Vos rêves vaporeux qui se sont éclipsés..."
Mamie
"Non! Mais dis ça va pas!... Deviendrais-tu zinzin
Pour me dire des fadaises tout en alexandrins…
Je crois que l'acte deux du Tartuffe de Molière
Te fais plus divaguer qu'une chope de bière…
Il serait temps, mon bon, de te reprendre un peu
En t'imposant, en prose, un langage moins vieux."
Papy
"Fort bien! Ma douce aimée…Calmez votre courroux,
Car nuls fâcheux débats je ne veux entre nous…
Et si, en cet instant, j'ai pu vous agacer
Serez-vous assez bonne pour me récompenser
En déclamant bien fort que malgré mes fadaises
Je ne suis pas encore à en sucrer les fraises."
Mamie
"Eh! Bien soit, Papy, j'apaise ma colère
Mais à la condition que tu daignes te taire
Et qu'en guise de bonjour, au lieu d'improviser,
Tes lèvres aient le silence d'un tendre et doux baiser."
Rideau
Par Michel Blondeau
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Publié dans : Déconnade
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Mets ta main dans ma main
Et partons tous les deux
Loin d'un monde inhumain
Qui fait marcher les vieux.
Ensemble, nous irons;
Après un grand détour;
Revoir les environs
De nos jeunes amours.
Nous ferons lentement
Ce long bout de chemin
Où poussaient les serments
Que nous semions gamins.
Nous les ramasserons,
Les mettrons en bouquets
Et nous les offrirons
A nos cœurs en paix.
Puis quand on reprendra
La route balisée
Un panneau nous dira
"Obligation d'aimer"
Par Michel Blondeau
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Les couleurs de l'automne sont celles d'une femme
Qui teinte son visage afin que l'on se pâme
Sur sa beauté changeante sans cesse renouvelée
Que nos regards avides cherchent à dévoiler…
Chaque jour que Dieu fait, elle troque sa parure
Pour une plus jolie toute ornée de dorure,
De rouge carminé, de vert clairsemé
Qui ajoutent à sa robe un attrait enflammé.
Jusqu'aux jours où son corps, épris de liberté,
Se jure de nous offrir toute sa nudité…
Lentement elle effeuille sa beauté toute entière
Et revêt ses habits aux couleurs de l'hiver.
Par Michel Blondeau
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Publié dans : Réflexion
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Quand le matin je chante
Mes rêves de la nuit,
J'ai la voix qui se plante
Et fait venir la pluie.
Mes bronches s'époumonent
Mon gosier vocifère,
Ma glotte vibre et sonne
A tord et à travers…
Je fais "La Castafiore"
Et je ris de me voir,
En gueulant mes accords,
Si beau en ce miroir…
Je me dis qu'en copiant
Le son de la crécelle,
Mon soleil vivifiant
Reviendra dans mon ciel.
Mais j'ai beau déclamé
Mes jolies vocalises,
Ses rayons effrayés
Se noient et agonisent.
C'est alors que Mamie,
Se bouchant les oreilles,
Vient me voir et sans cri,
M'apporte son soleil…
Par Michel Blondeau
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Publié dans : Délires
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C'est le jour le plus long où, sans me désarmer,
Je prends une heure de plus à rêver et t'aimer…
Bon dimanche à tous…
Par Michel Blondeau
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Publié dans : Amour et Amitié
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