Samedi 21 novembre 2009

C'est officiel depuis hier, La France est qualifiée.

 

Quand j'enfreins le code de la route
Je cours le dire aux policiers
Qui n'ont pas mis le long d'ma route,
Des vidéos pour m'attraper…

 

J'ai beau faire des pieds et des mains
Ils me disent qu'ils n'ont pas le droit
D'épingler tous les pèlerins
Qui se veulent de bonne foi…

 

Ils ont besoin d'un règlement
Pour réprimander mes faux pas…
Le seul qu'ils ont, en ce moment,
C'est le contraire de la FIFA*

 

Ils s'appuient sur ce qui se voit
Pour harponner les gens qui grugent;
Mais la FIFA a fait le choix
De ne croire que ses quatre juges…

 

Par ce règlement d'arriérés
Qui refuse la vidéo,
Les Français se sont qualifiés
Quand d'autres n'ont pas eu ce pot…

 

Mais à quoi bon s'en offusquer…
On sait que tous les règlements
Sont faits pour être détournés
Sans se faire prendre, évidemment.

 

Seul, moi qui suis un harangueur,
Je cours le dire en confession
En sachant que le confesseur
Ne peut voir mes imperfections…


*Fédération Internationale de Football Association. 

Par Michel Blondeau - Publié dans : Actualités
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Mardi 17 novembre 2009

 

Quand cette nuit j'ai vu mes songes
Qui te racontaient des mensonges,
Brusquement je me suis levé
Pour voir les tiens inachevés.

 

Ils semblaient si purs et sincères
Que je me suis mis en colère
Envers mes rêves affligeants
Indignes d'un prince charmant.


C'est alors qu'une fée-sorcière
Est venue me dire, par derrière,
De te réveiller illico
En te déposant un bécot.

 

Bien m'en à pris puisqu'à présent,

Je suis condamné pour cent ans
A dormir près de toi, ma belle,
Et à te "rouler des gamelles".*

 

* Ne pas confondre avec "rouler des pelles, des patins ou des galoches" qui ne sont que des expressions argotiques où l'on ne voit pas très bien ce que ces ustensiles viennent faire dans l'action…Par contre, la gamelle est plus explicite puisque même les chiens l'ont comprise quand ils font rouler la gamelle avec leur langue râpeuse sans se poser la question de savoir s'ils doivent la tourner dans le sens horaire ou l'inverse….

 

Par Michel Blondeau - Publié dans : Déconnade
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Dimanche 15 novembre 2009

 

Il est huit heures du soir… Nous venons d'arriver
Dans la maison hantée d'amour et d'amitié…
Les murs sont recouverts de "Je t'aime" enlisés
Dans une chaude ambiance de lumières tamisées…

 

L'hôtesse nous accueille de son gentil sourire…
Les invités sont là et montrent leur plaisir
A la pensée de lire ou chanter, tour à tour,
Les textes qu'ils ont choisis et qui vantent l'amour.

 

La cheminée crépite… Sa joie est rougissante
De nous voir si nombreux lui apporter l'entente
D'une trentaine d'hommes et femmes qui, pour un soir au moins,
Ne vont pas guerroyer mais se tendre la main.

 

La table bien garnie ne semble pas gênée
D'écouter nos poèmes et nos chants alternés
Avant de nous livrer, en guise de récompenses,
Ses petits plats chauffés par l'amour des romances.

 

Puis quand minuit sonna la fin de la journée
Il fut temps d'envoyer les rimes promener…
Elles reviendront un soir réunir les bohèmes
Qui chanteront encore, mais sur un autre thème.

 

Par Michel Blondeau - Publié dans : Histoire vraie
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Dimanche 8 novembre 2009


-Un logiciel: Audacity,
-Un microphone et un ampli,
-La voix éraillée de Papy
Qui s'essaie dans la parodie.

 

1er couplet

Il est à Plaisir, un p'tit Papy
Ô gué, ô gué
Qui vit sans soucis avec mamie
Ô gué, ô gué
C'est un titi parigo
Qui adore bien son dodo
Afin de récupérer
De ses longues journées…
Il a tant de boulot sur planche…anche
Que ça lui a fait forcir les hanches... anche…
C'est avec Monique qu'il vit sa vie
Ô gué, ô gué
Ca fait cinquante ans qu'il en survit
Ô gué, ô gué
C'est un ordinaire conjoint
Il ne va jamais très loin
Pour ne pas laisser Momo
S'emmêler les pinceaux
Et quand il revient à sa cahu… hute
C'est avec amour qu'il la chahu… hute…

 

Refrain
Tout, tout, tout, vous saurez sur le papy
Le seul, le vrai, le numéro
Qui fait dodo avec Momo
Le p'tit méfiant, plein d'énergie
Qui déconne avec ses amis
Tout, tout, tout, tout
Vous saurez tout sur le Papy.

 

2ème couplet

En vrai retraité, il court toujours,
Ô gué, ô gué
Et c'est souvent qu'il est à la bourre
Ô gué, ô gué
Quand il n'est pas au moulin
C'est au four qu'il va bon train
Et c'est désintéressé
Qu'il court se disperser…
C'est un Papy qui aime bien agir...ire
Mais faut que ce soit pour son Plaisir…ire
C'est un bon vivant très agité
Ô gué, ô gué
Et qui fait du sport sur canapé
Ô gué, ô gué

En regardant la télé
Il dépense sans compter
L'excès de son énergie
Avec économie…
Et si parfois il bat des records …ore
Momo lui accorde la médaille d'or…ore

 

Refrain

Tout, tout, tout, vous saurez sur le papy
Le seul, le vrai, le numéro
Qui fait dodo avec Momo
Le p'tit méfiant, plein d'énergie
Qui déconne avec ses amis
Tout, tout, tout, tout
Vous saurez tout sur le Papy.

 

Dernier couplet

Le plus grand défaut du p'tit Papy
Ô gué, ô gué

C'est de s'accrocher trop à la vie
Ô gué, ô gué
Il croit en tous ses copains
Plus qu'en Dieu qui est trop loin
Pour donner l'absolution
A ses péchés mignons
Papy lui a fait tant de prière… ère
Qu'il en est aphone et en colère…ère
Mais en attendant, qu'il soit puni
Ô gué, ô gué
Il se réfugie près des amis
Ô gué, ô gué
Qui lui disent, pour l'énerver
Qu'il ne pense qu'à rêver
En écrits où en chantant
Des mots insignifiants…
Certains des amis lui disent même
" Si on te sermonne c'est que l'on t'aime…ème"

Dernier refrain

Tout, tout, tout, vous savez sur le papy
Le seul, le vrai, le numéro
Qui fait dodo avec Momo
Le p'tit méfiant, plein d'énergie
Qui déconne avec ses amis
Tout, tout, tout, tout
Vous savez tout sur le Papy.

 

Par Michel Blondeau - Publié dans : Déconnade
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Mercredi 4 novembre 2009

Elle est dans la cuisine en train de rêvasser devant son thé fumant du petit déjeuner... Papy pousse la porte…

Papy

"Comment allez-vous bien, ce matin, ma chérie?...
Etes-vous énergique?…Avez vous bien dormi?…
A vous voir observer ces volutes fumantes,
J'en conclu que vous fîtes une nuit reposante
A tel point que, céans, vous partez pourchasser
Vos rêves vaporeux qui se sont éclipsés..."

 


Mamie
"Non! Mais dis ça va pas!... Deviendrais-tu zinzin
Pour me dire des fadaises tout en alexandrins…
Je crois que l'acte deux du Tartuffe de Molière
Te fais plus divaguer qu'une chope de bière…
Il serait temps, mon bon, de te reprendre un peu
En t'imposant, en prose, un langage moins vieux."

 


Papy
"Fort bien! Ma douce aimée…Calmez votre courroux,
Car nuls fâcheux débats je ne veux entre nous…
Et si, en cet instant, j'ai pu vous agacer
Serez-vous assez bonne pour me récompenser
En déclamant bien fort que malgré mes fadaises
Je ne suis pas encore à en sucrer les fraises."

 


Mamie
"Eh! Bien soit, Papy, j'apaise ma colère
Mais à la condition que tu daignes te taire
Et qu'en guise de bonjour, au lieu d'improviser,
Tes lèvres aient le silence d'un tendre et doux baiser."

 

Rideau

 

Par Michel Blondeau - Publié dans : Déconnade
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