Joyeux anniversaire, mon vieux journal intime...
Jamais je n'aurais cru que tu vivrais trois ans!...
Que cet anniversaire soit, pour toi, synonyme
De rêves éphémères que je vis au présent...
Bien que je désire moins nos heureux face-à-face
Qui m'apportent l'oubli de la réalité,
En ce jour, sur tes pages, il me prend cette audace
De venir célébrer ta régularité...
Je veux te souhaiter sincèrement, sans fard,
Beaucoup de mes visites de rêveur endurci,
Et si tu sens parfois, que je suis un flemmard,
C'est que je me consacre à ma vie :... ton amie.
Par Michel Blondeau
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Publié dans : Histoire vraie
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Cela fait bien longtemps que mon journal intime,
Se morfond dans son coin en attendant des rimes...
Et pendant ce temps là, moi qui suis un père vers,
J'écris beaucoup d'horreurs à tord et à travers...
Comme un fou obsédé de mots trop diaboliques
Harcelant à tout heure ma raison satanique,
Je me dis que mes rêves ou mes vilains délires
Ne sont que des pensées pas vraiment bonnes à dire...
Alors, en bon père vers qui ne pense qu'à ça,
Je retiens mes fléchettes de mots indélicats,
Qui, dès que je me lève, trottinent dans ma tête
Mais qui, à mon esprit, ne valent pas tripette...
Voilà, petit journal pourquoi je te délaisse...
Je fuis mes mots impurs par peur ou par faiblesses
Et je vais les cacher dans mon jardin secret
Comme un méchant père vers qui n'a aucun regret...
Par Michel Blondeau
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Publié dans : Réflexion
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Petit journal intime, si je te parle moins,
C'est que des imprévus chargent mon quotidien...
A force de voguer sur les cours de la vie
Je ne prends plus le temps de rêver sur l'ordi...
Je rame avec entrain sur ma galère "bonheur"
Et me laisse emporter au gré de ses humeurs.
Je vais voir les oiseaux à qui j'envie le vol...
Je vais me disperser en travaux bénévoles...
Je vais m'instruire un peu à la bibliothèque
Ou je me prends la tête en jouant aux échecs.
Je défends l'intérêt des copropriétaires
Qui dans ma résidence sont vraiment terre-à-terre...
( Je suis certain qu'ailleurs, les copros sont rêveurs
Et n'hésitent jamais à rimer à toute heure.)
Je vais glaner du vent et j'en mets plein mes poches...
Je vais perdre mon temps et traîner mes galoches
Dans des lieux où je joue à l'homme qui sourit
Tandis que j'ai le cœur qui pleure ses clowneries...
Et pendant ce temps là, Mamie qui bosse encore
A la bibliothèque, sans compter ses efforts,
M'encourage à écrire des mots sans lendemain
Alors que j'aime mieux lui dire avec les mains.
Carolus-Duran (1868)-Palais des Beaux-Arts, Lille
Par Michel Blondeau
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Publié dans : Histoire vraie
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Un amour sans chagrin, c'est la forêt sans bois,
C'est un croyant sans foi, c'est justice sans lois,
Une église sans croix, un royaume sans roi...
C'est moi qui te regrette en te sachant là-bas,
Triste comme l'enfant qui pleure le trépas
De sa douce maman qu'il ne reverra pas.
Par Michel Blondeau
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Publié dans : Amour et Amitié
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Pardonnez-moi, mon Père, si j'ai beaucoup péché,
Mais c'est de votre faute…Vous l'avez bien cherché !
Vous mettez sous mon nez les pires tentations
Si bien que je m'égare dans la malédiction.
Est-ce ma faute à moi si la nature est belle
Et que pour l'adorer, je lui reste fidèle…
Est-ce ma faute à moi si elle est accueillante
Et que pour mieux l'aimer, je l'embrasse quand elle chante.
Est-ce ma faute à moi si l'amour me pollue
Et que, près d'une femme, je trouve mon salut.
Est-ce ma faute à moi, si dans mon cœur, il sème
Des mots incohérents finissant par "je t'aime"
Alors, cessez mon Père, de toujours me tenter
Et de me faire pécher contre ma volonté.
Mais si vous persistez dans vos provocations,
Alors, accordez-moi, enfin, l'absolution.
Par Michel Blondeau
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Publié dans : Rêves
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