Je ne vais pas...J'ai des vertiges
Qui me font faire de la voltige...
Autour de moi, tout tourne en rond
Et je vole dans l'illusion.
Je suis comme en apesanteur...
Je fais des loopings d'aviateur
Qui maltraiterait son mirage
En carambolant les nuages.
Je vais à la vitesse du son
Et je ressens le grand frisson
Qui vient soudain m'indisposer
En me délivrant des nausées...
" Docteur, donnez-moi, s'il vous plait
Un traitement vit' fait bien fait...
Tous ces loopings m'importunent
Et me privent d'aller dans la lune."
" D'accord, je vais vous secouer
De droite à gauche comme un prunier
Puis je vais vous centrifuger
Pour que vous soyez soulagé.
Mon cher monsieur, c'est vos oreilles
Qui vous font planer au réveil...
Dans quelques jours tout ira mieux
Et vous pourrez revoir vos cieux.
A présent retourner chez vous...
Bientôt vous ne verrez plus flou!
En attendant, dans vos nuages,
Oubliez l'horreur du tangage."
Par Michel Blondeau
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Il était planté là, la quittant pas des yeux...
Elle regardait ailleurs et avait l'air heureux...
Il espérait très fort qu'elle le remarquerait
Mais le long du trottoir, elle semblait égarée...
Pourtant, elle avait vu qu'il matait ses manières
Et qu'il était fin prêt, pour quelques numéraires,
A lui autoriser d'arpenter ce trottoir
Où il passait sa vie minable et dérisoire...
Mais oui, elle avait vu que ce beau maquereau,
Etait un souteneur soutenu des perdreaux
Qui attendaient de lui qu'il ne soit qu'un mouchard
Dénonçant les radins ou les petits roublards.
Alors c'est sans regret qu'en quittant son auto
Elle est allée vers lui sans prononcer un mot,
Et elle lui a donné la rançon destinée
A jouir, un court instant, d'un lieu pour stationner.
Par Michel Blondeau
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En vérité, je vous le dis
On vit la pluie en Normandie,
Mais on vit aussi le soleil
Fort généreux dans son sommeil...
On l'aperçut près de Valognes
Quand soudain il s'est mis en rogne,
Puis, peu à peu, il s'est calmé
Et à Saint-Lô, il a pleuré...
Il a ri un peu à Coutances
Timidement, en alternance...
A Granville il mit du chauffage
Pour nous faire courir sur la plage
Un beau matin, on le déniche,
Sur le sable de Utah-Beach
Où il nous a parlé d'un jour
Qui fut long et plein de bravoure
Puis c'est à Sainte-Mère-Eglise
Que ses lumières nous conduisent
En nous rappelant qu'un para
Ne put jamais livrer combat.
Voilà comment, chez les Normands,
Nous avons passé notre temps...
Le soleil a su nous guider
Bien qu'il fallut le quémander...
Par Michel Blondeau
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Je n'ai rien oublié, ni le lit, ni
Mamie,
Pour une expédition en basse Normandie.
La pigeot est fin prête et va rouler sa caisse
Bien qu'elle ne sache pas marcher au GPS.
Pour ne pas se paumer en ce week-end
Pascal
Il suffira de suivre le long train infernal
De toutes les voitures qui, sans trop se presser,
Vont malgré tout trouver le temps de s'énerver.
Mais qu'importe après tout, le but est
d'arriver
Dans un petit refuge où nous pourront rêver
Qu'il n'y a plus de guerres ou de conflits sociaux
Et ne penser qu'à nous en coupant la radio.
Bonne semaine à tous…Je n'ai rien
oublié,
Puisque je viens vers vous pour vous en informer.
Par Michel Blondeau
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Publié dans : Vacances
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Juste un tout petit mot pour dire que tout va bien,
Que bientôt je serai comme un heureux gamin
Qui a fini l'école et qui part en vacances
Après un dur labeur me forçant au silence...
Me pardonneras-tu, petit journal intime,
De t'avoir laissé choir en te privant de rimes.
Voudras-tu accepter mes excuses faciles
Et tout mon repentir de bricoleur tranquille.
Dans un jour maintenant, tout sera terminé....
Mamie pourra enfin, de nouveau, cuisiner,
Tandis que je pourrais rêvasser tout mon saoul
En entendant le chant mélodieux du faitout.
Je me prendrai alors pour une poêle à frire
Qui a le cul au chaud et qui se fait saisir
Par une main habile sachant faire mijoter
Mon petit ventre plein de douceur relevée.
Par Michel Blondeau
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Publié dans : Histoire vraie
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