Dimanche 8 février 2009

 

Voilà une semaine encore vite passée
Qui ne m'a pas laissé le temps de rêvasser...
A trop me disperser au four et au moulin,
Je n'ai même pas pu faire un alexandrin.

 

Un tas "d'emmersoucis" ont voulu m'empêcher
De câliner ma vie tout en allant marcher :
La voiture, la maison, les pannes d'ADSL
Et bien d'autres ennuis qui encore s'amoncellent.

 

Alors c'est un à un que je les prends en charge
Et sans me lamenter je les envoie au large
Car je sais que ma vie a pour obligation
D'affronter les problèmes et leurs complications...

 

Souvent je me demande pourquoi ma pauvre mère
Me légua ces pépins et petites misères ?
Serait-ce pour m'inciter à toujours réagir
Quand la vie me rappelle qu'elle n'est pas que plaisir !...

 

Par Michel Blondeau - Publié dans : Réflexion
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Mardi 3 février 2009

 

En ce moment papy patine.
La neige le rend trop nerveux...
Il se croit bien dans ses bottines,
Mais fait plus d'erreurs qu'il ne veut.

 

Depuis trois jours qu'il se coltine
Des commentaires généreux,
Il en oublie, dans sa routine,
De signer ses mots chaleureux...

 

Si bien que les gens le croient mort
Ou qu'il se serait éclipsé
Sans avertir les "blogguivores"
Qu'il va très souvent visiter.

 

Heureusement qu'une Angevine
Dont je tairais le nom ici
M'a dit que mes coms se terminent
Par une adresse n'ayant plus vie.

 

Vraiment Papy, tu me chagrines
De faire des toiles de gagas.
On dirait cucu la praline
Se faisant skier sur du verglas.

 

Priez pour lui, bloggeuses, bloggeurs;
N'oubliez pas de le chambrer...
Dites-vous même qu'un moqueur
Mérite aussi d'être raillé.

 

Par Michel Blondeau - Publié dans : Histoire vraie
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Dimanche 1 février 2009

 

Quand nous jouons au jeu d'échec,

Mamie me cloue souvent le bec…
Alors je dois abandonner,
Mais avant je vais l'embrasser.

 

Quand nous jouons à la bataille,
Mamie ne fait pas de détails…
Je vais me faire rhabiller,
Mais avant je vais l'embrasser.


Quand nous jouons au jeu d'famille,
Mamie me berne et m'entortille…
Alors je n'ai plus qu'à tricher,
Mais avant je vais l'embrasser.

 

Quand nous jouons au jeu de l'oie,
Mamie impose toujours sa loi…
Alors je m'en vais, écœuré,
Mais avant je vais l'embrasser.

 

Quand on joue au monopoly,
Mamie prend mes économies…
Alors je n'ai plus qu'à mendier,
Mais avant je vais l'embrasser.

 

Quand on joue "aux yeux dans les yeux",
Mamie trouble mon regard bleu…
Alors il me faut le baisser,
Mais avant je vais l'embrasser.

 

Quoi que je joue, même au rami,
Je suis perdant avec mamie…

Mais là où je peux pavoiser,
C'est que je gagne ses baisers.

Par Michel Blondeau - Publié dans : Délires
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Vendredi 30 janvier 2009


Avez-vous remarqué que j'aime poéter
Et que cela me vient sans que j'aie à forcer...
Souvent, dès le matin, j'ai la poétulance
Qui aux tripes me prend avec virulence.

 

Je sais!...Vous allez dire que j'ai dû m'entraîner
A poéter ainsi depuis bien des années...
Je vous rétorquerai que nous le pouvons tous ;
Même les bronchiteux poètent quand ils toussent...

 

Moi j'adore poéter quand, au creux de mon lit,
Il me vient des idées qui fleurent bon la nuit...
Je les fais fermenter, les retiens, les rabâche
Et, quand elles sont à point, brusquement je les lâche...

 

Il est bien des endroits où l'on peut poéter...
La nature, par exemple, est un endroit rêvé...
Quand on ressent l'air pur béni de la forêt
On aime poéter calmement, à l'arrêt.

 

On peut aussi, à table, poéter à plusieurs;
Se donner la réplique en mangeant du chou-fleur...
On se pince le nez et on ouvre la bouche
Et puis on improvise tout en gobant les mouches.

 

Bien sûr, il est des lieux nettement plus discrets
Pour poéter tranquille... Ce sont les cabinets...
En douce, on se retire puis on ferme la porte
Et posément on pense aux rêves qu'on transporte.

 

Alors profitez bien de mes précieux conseils...
Poéter constamment, partout, dès le réveil,
Et vous ressentirez l'ineffable plaisir
De rimer dans l'humour, l'amour ou bien le rire.

 

D'ailleurs, en cette année, le Printemps des poètes
Met le rire à l'honneur et je trouve ça chouette...
Enfin je vais pouvoir poéter tout mon soûl,
Assis, debout, couché mais surtout entre nous.

 

Par Michel Blondeau - Publié dans : Déconnade
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Mercredi 28 janvier 2009

 

Les astrophysiciens ont dit que, cette année,
Ils allaient découvrir, dans notre voie lactée,
Une nouvelle planète identique à la terre
Et qu'ils se faisaient forts de prouver ce mystère.

 

Je leur dis, tout de go, que ce n'est pas la peine
Qu'ils aillent rechercher cette planète reine
Car ça fait bien longtemps que, moi, je l'ai trouvée
Et que, dans un réflexe, je l'ai photographiée.

 

Ce jour là, je partais visiter l'univers,
Dans mon Faster-than-ligth qui volait à l'envers...
Au lieu de m'emmener vers mon grand paradis,
Il naviguait en rond dans notre galaxie.

 

Me sentant tout paumé prés de l'étoile Phébus,
J'attrape ma radio que j'appelle "Motus"
Et je lance un appel de secours affolé :
"-Allo!... Ici papy, m'entendez-vous?...Parlez!..."

 

Et là, j'entends la voix d'un monsieur qui panique:
"- Allo!... Ici Poupa de la planète cubique!
Venez me secourir car je me sens glisser
Vers le néant tranquille des Hommes trépassés..."

 

Et là, je vois un mec qui semble mon sosie
Suspendu par les bras, accroché à la vie...
"- Lâche tout, que je dis, je vais te rattraper
Et si tu crois en moi, tu dois t'en réchapper."

 

Et voilà que le mec qui veut me faire confiance
Se lâche dans le vide en croyant à la chance
De trouver une main divine et secourable
Qui le mènerait droit vers une vie durable...

 

Je fais alors l'envol le plus beau de l'année :
Un looping de gymnaste adroit et entrainé
Qui me fait atterrir au pied du canapé
Où je m'étais couché après un bon souper.

 

Le nez dans mon bordas traitant d'astronomie,
Je me suis demandé pourquoi c'était mamie
Qui me tendait la main en riant aux éclats
De m'avoir vu tomber lentement du sofa.

 

Par Michel Blondeau - Publié dans : Délires
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