Vendredi 6 mars 2009
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14:21
Petit journal intime, as-tu bien remarqué
Qu'il m'arrivait parfois de ne pas te parler...
Sais-tu que je le fais, non pas pour te déplaire,
Mais parce que je suis pris à d'autres affaires...
Toi qui me connais bien, tu sais que tôt ou tard
Je reviendrai te dire mes joies ou mes cafards...
Et aujourd'hui, vois-tu, je suis si déprimé
Que j'ai soudain envie, sur toi, de m'épancher.
"- Ah! Ben, non, pas d'accord!... Moi
je suis bien content
Quand tu n'as plus de rimes ou de vers hésitants...
Cela me donne un peu le temps de respirer
En espérant qu'un jour, tu vas me libérer..."
"- Non! Mais... T'as pas fini de râler sur ce ton...
Je te dis des mots doux et toi, en faux-jeton,
Tu viens me raconter que tu maudis ta vie
A te faire feuilleter les pages que je t'écris...
Si la sérénité est ton vœu le plus cher
Ne compte pas sur moi pour te priver de vers,
Et tu as intérêt à accepter les gens
Qui viennent t'apporter des coms ravissants.
On a ce qu'on mérite... Quant on veut vivre en paix,
On est antipathique, mais aimable, jamais...
On renie les amis, on fuit la gentillesse,
On est odieux, sans cœur, sans sourire, sans faiblesse...
Mais toi tu fais l'inverse, (nul n'est vraiment parfait)...
Si les gens te sourient, ben tant pis, c'est bien fait...
Et si jamais un jour tu devais leur déplaire,
C'est que ta vérité voulait dire le contraire..."