Balades

Samedi 31 octobre 2009 6 31 10 2009 08:32

Mets ta main dans ma main
Et partons tous les deux
Loin d'un monde inhumain
Qui fait marcher les vieux.

 

Ensemble, nous irons;
Après un grand détour;
Revoir les environs
De nos jeunes amours.

 

Nous ferons lentement
Ce long bout de chemin
Où poussaient les serments
Que nous semions gamins.

 

Nous les ramasserons,
Les mettrons en bouquets
Et nous les offrirons
A nos cœurs en paix.

 

Puis quand on reprendra

La route balisée

Un panneau nous dira

"Obligation d'aimer"

 

Par Michel Blondeau
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Jeudi 19 février 2009 4 19 02 2009 13:24

 

Madame monsieur, bonjour !...Ici radio Papy...
Je viens vous avertir que j'emmène Mamie
Pour un très long week-end en ville de St-Malo
Qui, comme chacun le sait, a des vues sur les flots.

 

A vrai dire, St-Malo, est avant tout une île
Qui progressivement devint une presqu'île
Où de grandes marées inondent ses remparts
et fortifications qui voient aussi Dinard.

 

De là, cheveux au vent, le regard vers l'azur,
Nous nous réchaufferons, à deux, dans la froidure,
Et quand nous en aurons ras le bol du sur-place,
Nous pourrons déclamer: " Bon ! C'est beau...On se casse."

 

A cet instant, alors, nous serons seuls au monde,
Ruisselant sous la pluie plaisante et vagabonde
Qui nous rappellera que l'île de St-Malo
Vit sa vie constamment avec les pieds dans l'eau...

 

Mais ne me dites pas que cette île est vilaine
Dans son département où nous aurons la veine
De visiter aussi, en guise de caprice,
Près de la Richardais, l'usine marémotrice...

 

A plus tard, les amis... Je fais mon baluchon
Et je mets, pour trois jours, mon blog à l'abandon...
Mais il sait que Papy va revenir bientôt,
Pour lui faire découvrir St-Malo en photo.


Bon week-end à tous....  

Par Michel Blondeau
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Mardi 30 décembre 2008 2 30 12 2008 18:20

 

Mon Vieux Tarpan Trotteur m'a dit avant Noël
Qu'il était fatigué de me tenir en selle...
Il a même listé tout ce qui n'allait pas
Pour que je m'apitoie sur ses nombreux tracas...

"- J'ai la rate qui s'dilate;
L'pédalier, fou à lier;
Le guidon, pas canon;
La potence est en transe
L'dérailleur, trop brailleur,
Le moyeu, c'est pas mieux...
Les pédales, s'font la malle...
J'ai les freins, sans patin,
Les butées, entêtées,
Les pignons, pas très ronds,
Les embouts, sont à bout,
L'étrier, estropié,
J'ai les jantes, pas brillantes,
L'bec de selle qui chancelle,
Les plateaux, pas costauds,
Le braquet, pas complet,
J'ai la chaîne qui se traîne,
Les maillons, en coton,
La roue libre qui vibre,
Les roul'ments, trop grinçants
La sonnette, muette..."

 

"- Arrête !...Que j'ai crié, avant qu'il n'énumère
L'état de ses rustines ou de ses chambres à air,
Puisque tu ne veux plus courir dans la pampa,
Je te mets en retraite...Je t'envoie au haras."

 

Savez-vous ce qu'il fit dans ce lieu de passion ?...
Il s'est réincarné en superbe étalon...
Quelle ne fut pas ma joie de revoir ce fidèle
Venir s'offrir à moi en cadeau de Noël...

 

Ô Vif Tarpan Trotteur que je viens d'essayer
En cet après-midi sur les routes mouillées,
Tu m'as fait apprécier ta fougueuse jeunesse,
Mais ta selle, trop neuve, m'a torturé les fesses...

 

Attends-toi que demain, au cours d'une balade,
Je te chante, à mon tour, mes vieilles jérémiades.

 

Par Michel Blondeau
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Vendredi 21 novembre 2008 5 21 11 2008 10:16

 

 

En rentrant de balade, j'étais si lessivé
Qu'il fallut, sur le champ, à la douche, me rincer.
Hélas j'ai dû passer devant la grande glace
Qui m'a dit que, ce soir, j'étais bon pour la casse.

 

Après un long moment de vilaines réflexions
Elle osa ajouter, sans dissimulation,
Que mes abdominaux étaient trop rondouillards
Et que mes biscoteaux étaient ceux d'un moutard.

 

Que j'avais mon œil gauche qui louchait sur le droit,
Que mes deux pectoraux paraissaient de guingois
Et qu'il serait grand temps de prendre des épinards
Plutôt que de la bière ou des verres de pinard.

 

Voyant qu'elle s'attardait un peu trop sur mes fesses
En matant mon bas ventre qui manquait de noblesse,
J'ai aveuglé la glace de crème de beauté
Pour ne plus qu'elle regarde mes sexy vérités.

 

Par Michel Blondeau
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Lundi 17 novembre 2008 1 17 11 2008 19:27

 

Le temps n'était pas beau...Je suis parti quand même
Pour voir si les nuages pleureraient sur mon sort.
Je les ai regardés en clamant des poèmes
Qui calma leur penchant à mouiller mon décor.

 

Tout en me promenant je cherchais quelques rimes
Sous les arbres d'automne aux branches dévêtues...
Quand j'en apercevais près des feuilles en déprime,
Elles s'envolaient au ciel de mes idées perdues.

 

Alors je suis rentré gros jean comme devant
En chantonnant un air bien connu de Papy :

La rime d'automne emportée par le vent
S'envole et m'abandonne quand tout mon ciel est gris.

 

Par Michel Blondeau
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