Délires

Mercredi 2 décembre 2009 3 02 12 2009 15:10

Un jour où mon esprit racontait des bêtises,
(Ce qui est chose rare sauf quand je suis en crise)
J'affirmais que les mots qui semblaient opposés
Etaient des synonymes pouvant s'harmoniser…

Un homme ou une femme étaient, pour moi, semblables…
Un grand ou un petit était indissociables…
Un Dieu ou un démon n'était pas différents,
Pas plus qu'un laid horrible ou un beau attirant.

 

Eh bien! Pour vous prouver ces dires que je claironne,
Voici des synonymes qualifiant ma personne…
Je vous les mets en prose car je suis trop cossard
Pour en faire des rimes ardues pour la plupart…

 

Je suis désagréable…Donc bougon, critiqueur…Donc méfiant, pointilleux, voir même tatillon…Donc minutieux, et du coup, scrupuleux… Forcément appliqué, attentif, consciencieux… De ce fait je deviens zélé, dévoué, empressé… Donc coopératif, ouvert et chaleureux…Ceci me rend aimable, et ainsi agréable

 

Vous voilà maintenant convaincu que les extrêmes sont identiques si bien que je peux réaffirmer encore une nouvelle fois que:

"Je suis un grand homme mince, riche et beau comme un Dieu naissant."

Ou, ce qui est identique :

"Je suis une petite femme grosse, pauvre et laide, comme un démon mort."

Par Michel Blondeau
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Samedi 28 novembre 2009 6 28 11 2009 10:25

Je profite que nous allions ce midi, mamie et moi, à un déjeuner dansant organisé pour les séniors par notre maire, pour répondre à l'invitation d'une bloggueuse nommée "oxygène" qui demande de participer à un concours de photos de nos pieds en chaussettes et les mettre sur le net en les accompagnant d'un texte si possible…C'est parti...




Mes pieds sautent du lit… Pour eux c'est le grand jour

Où ils vont revêtir une tenue glamour,
Car ils sont invités aux repas des séniors
Que le maire organise pour se bouger le corps.

 

Craignant d'être en retard pour cet annuel festin

Entrecoupé de rythmes ou tangos argentins,
Mes pieds se précipitent dans de jolies chaussettes
Qu'uniquement je mets quand je vais faire la fête.

 

Sans même se laver pour garder leur odeur
De séduisants petons avident de puanteur,
Ils se disent qu'ainsi ils pourront attirer
Toutes les cavalières en mal de nausées…

 

Afin que mes chaussettes soient des plus magnifiques
Je les tiens suspendues par de gros élastiques…
Mais hélas une attache bien trop courte d'un bout
Vient de se péter net au niveau du genou.

 

Pour leur donner encore un peu plus d'attirance,
Je laisse dévoiler, sans la moindre décence,

Mes plus beaux doigts de pied qui laissent supposer
Que les autres sont prêts à se faire écraser.

 

Quand je les sens fin prêt à valser tout leur saoul,

Je les chausse de claquettes ne tenant plus le coup…
(Si jamais je les perds au cours d'un rock en roll,
Je les remplacerai par des pompes* de football )…

Je sens qu'à cette fête je vais faire un tabac

Bien qu'il soit interdit de fumer des nougats**
Mais qu'à cela ne tienne, je laisserai mes pieds
Embaumer mes chaussettes d'effluves avariées.

 

Si après la fête, les invités tombent comme des mouches, je fais breveter mes chaussettes comme ancêtricide…

 

*chaussure, godasse, godillot, grolle…Faut vraiment tout vous dire !...

**pieds, ripatons, pinceaux, etc… J'ai l'impression que certains d'entre vous ne suivent pas mon charabia ou, si vous préférez, mon baragouin.

Par Michel Blondeau
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Lundi 26 octobre 2009 1 26 10 2009 17:15

 
Quand le matin je chante
Mes rêves de la nuit,
J'ai la voix qui se plante
Et fait venir la pluie.

 

Mes bronches s'époumonent
Mon gosier vocifère,
Ma glotte vibre et sonne
A tord et à travers…

 

Je fais "La Castafiore"
Et je ris de me voir,
En gueulant mes accords,
Si beau en ce miroir…

 

Je me dis qu'en copiant
Le son de la crécelle,
Mon soleil vivifiant
Reviendra dans mon ciel.

 

Mais j'ai beau déclamé
Mes jolies vocalises,
Ses rayons effrayés
Se noient et agonisent.

 

C'est alors que Mamie,
Se bouchant les oreilles,
Vient me voir et sans cri,
M'apporte son soleil…

Par Michel Blondeau
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Lundi 12 octobre 2009 1 12 10 2009 12:10

 

Elle était étendue, reposant sur le sable…
De mon regard en coin, je lui matais le râble
Où j'aurai bien aimé me mettre à roupiller
Mais hélas, à mon goût, elle était trop mouillée…

 

Il me fallait attendre qu'elle daigne se sécher
Avant de me risquer, sur elle, à me coucher...
Alors j'ai patienté que les feux du soleil
Transforment sa moiteur en parfums de sommeil.

 

Quand enfin, je la vis bien chaude et accueillante,
Je me suis laissé choir sur cette fainéante
Qui passe tout son temps à faire l'évaporée
Insouciante et oisive sous mes rêves égarés…

Par Michel Blondeau
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Mardi 29 septembre 2009 2 29 09 2009 14:57
 

Le vent fait frémir les feuillages,
Le vent fait courir les nuages,
Le vent murmure dans les roseaux
Des chants qui effraient les oiseaux.

 

Le vent fait tourner l'éolienne,
Le vent fait claquer les persiennes,
Le vent amène les orages
Et les tempêtes pleines de rage.

Le vent va par vents et marées,
Un jour très chaud ou très glacé…

Il nous emmène aux quatre vents
En suivant sa rose des vents.

 

Le vent se fait parfois farceur,
Il ralentit fort les coureurs…
Quand il ne les pousse pas au cul,
Il décorne tous les cocus…

Le vent modifie nos allures
En défrisant notre coiffure…
Souvent il le fait en coup d'vent
Pour qu'on soit cool ou dans le vent.

Le vent gémit ou manifeste;
Eole est son grand Dieu céleste

Qui l'oblige à toujours souffler
Car pour lui souffler n'est pas joué.

 

Par Michel Blondeau
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