Cela fait quatre jours, qu'en ce lieu, je repose...
Somnolant sans arrêt, tout mon corps s'ankylose
Dans des méditations confuses et somnolentes
Qui volent dans ma tête comme des étoiles filantes.
Je me sens égaré au fin fond de l'oubli
De mon passé récent qui reniait l'ennui...
Je me sens dépourvu de rêves constellés
Qui, sous mes yeux fermés, ne font que s'envoler.
Il est des jours, comme ça, où les fêtes passées,
J'ai envie de buller tant je suis harassé.
J'abandonne l'action, je fuis tous les soucis
Et j'attends calmement de retrouver la vie.
Mais déjà, j'ai un œil qui vient de s'entrouvrir,
Signe qu'en ce dimanche, je peux enfin écrire
Une suite de rimes quelque peu endormie
Mais qui devrait, demain, me faire des petits.
Par Michel Blondeau
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Ayant la nostalgie de mon beau mariage
Je me dis, à l'instant, qu'il faudrait, qu'à mon âge,
Je puisse tout plaquer et refaire ma vie
Bien qu'elle fut magnifique et qu'elle n'est pas finie.
Alors j'ai décidé de me remarier
Rien que pour embêter tous les gens du quartier
Qui pense que je suis un rêveur exalté
Prenant tous ses désirs pour des réalités.
Personne ne veut me croire, quand je dis à grands cris:
"- Je viens de rencontrer la femme de ma vie"
Ils se moquent de moi en me traitant de fou
Et m'accuse de n'être qu'un vilain vieux matou.
J'ai beau leur affirmer que je suis très épris
Et que je n'ai jamais tant aimé de ma vie,
Ils ne croient pas un mot de mes affirmations
Pensant que j'ai en tête des idées de cochon.
Pourtant je sais très bien que des vieux avant moi
Se sont autorisés ce doux moment d'émoi....
Mes parents l'ont vécu et se sont remariés.
Devant monsieur le maire et monsieur le curé.
Alors c'est décidé et dès demain matin,
Je vais trouver mamie lui demander sa main...
Si jamais elle dit oui, je l'emmène en voyage,
Revivre les instants de notre mariage.
Par Michel Blondeau
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Vieillir, c'est rajeunir quand je vais chercher loin
Le poupon que j'étais et qui serrait les poings.
Je ne le revois pas mais je pense à ma mère
Qui nourrissait au sein le trésor de sa chair.
Vieillir, c'est rajeunir vers des temps plus précis
Où mon insouciance faisait belle la vie.
C'était la maternelle, mes jeux et mes dessins
Que j'offrais à ma mère en guise de bon point.
Vieillir, c'est rajeunir et me voir à l'école
Assis, les bras croisés, écoutant les paroles
De la maîtresse d'école que je croyais sévère
Mais qui ne l'était pas, me rassurait ma mère.
Vieillir, c'est rajeunir dans la cour du lycée
Où filles et garçons rêvaient de s'embrasser.
C'est là que j'ai connu le cœur qui s'accélère
Sous l'effet de l'amour sans le dire à ma mère.
Vieillir, c'est rajeunir en s'écoutant dire oui
A l'avenir à deux, dans un même logis
En ne prêtant pas garde aux yeux de ma maman
Qui pleuraient tout autant que ceux de belle-maman.
Vieillir, c'est rajeunir quand je revois, heureux,
Ces instants d'une vie que j'enjolive peu...
Vieillir, c'est rajeunir... Ce qui fait qu'à présent,
Je vis dans l'avenir en remontant le temps.
Commentaire de Gérard Manvussa (du Parisien enchaîné) :
Je crois que Papy devrait arrêter ses balades du lundi après-midi avec son ordinateur de poche... Il perd complètement la notion du temps ou
alors il cherche à nous embrouiller.
Par Michel Blondeau
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Dimanche 21 septembre 2008
Bonjour à toi qui vient me voir
En ce jour qui me fait pleurer...
Serais-tu heureux de savoir
Que c'est le dernier de l'été !...
Je sais que ma triste nouvelle
Te gêne et te fais regretter
D'être venu, en bon fidèle,
Me donner un peu de gaieté.
Mais, me voyant si misérable,
Tu cherches vite à me quitter
Car tu ne te sens pas capable
De consoler un retraité.
Mais, attends!...Tu ne sais pas tout !
Je vais t'en raconter une bonne...
Demain va être pire que tout
Car c'est le premier jour d'automne.
Bon dimanche à tous...
Par Michel Blondeau
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Ce matin, les amis, je me sens fatigué...
J'ai dormi comme un loir, tranquille et relâché,
Si bien que j'eus mes rêves qui se sont envolés
Et que, toute la nuit, j'ai dû courir après.
Pas un seul n'a cherché à venir me distraire;
Pas un seul n'a voulu que je sois mousquetaire
Ou chevalier servant d'une belle éplorée
Qui m'aurait accordé d'atteindre ses ferrets.
Si au moins, j'avais pu, agile, croiser le fer
Avec un noir rival, sur le pré, téméraire,
Je comprendrais pourquoi je suis si fatigué...
Mais pas même un mouton n'osa m'importuner.
Alors, pardonnez-moi, si je n'ai rien à dire
Ce matin, sur ces pages, où j'aurais pu écrire
Mes rêves d'autrefois, quand j'étais un enfant
Qui parcourait ses rêves sur un beau cheval blanc.
Par Michel Blondeau
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