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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 16:07
ours.jpg

 

"-Mais qu'as-tu fais, Papy, en ce long mois d'hiver
Au point d'en oublier tes rêves et tes chimères…
Aurais-tu décidé d'hiberner à Plaisir
Ou serais-tu en train de te laisser mourir?"

 

"-Ben! C'est ni l'un ni l'autre!... Je vis à cent à l'heure,
Si bien que je ne peux jouer les roupilleurs.

En ce début d'année, mes rêves éveillés
Ne cessent de s'émietter et de s'éparpiller.

 

Je me suis embarqué sur l'étrange galion
D'un monde matériel frustrant mes illusions.
Ses voiles sont gonflées par un vent de folie
Mais la vague l'emporte sur l'île de l'accalmie.

 
galion.jpg


Et c'est bon de sentir qu'il va à la dérive
Pour m'emmener bientôt débarquer sur les rives
Du devoir accompli qui m'aura élevé
Au rang du réaliste qui espérait rêver."

 

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Publié par Michel Blondeau
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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 09:50
rebus.jpg

En ce jour ordinaire où chacun, sagement,
Va se coucher très tôt sans attendre minuit,
Je viens vous bafouiller inintelligemment
D'étranges pictogrammes qu'on se dit entre amis.

 

Si ça ne vous dit rien allez voir Champollion
C'est un égyptologue féru de hiéroglyphes
Qui saura vous traduire ces vœux de réveillon
Immensément sincères mais tirés par les tifs…

Bonne année à tous…

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Publié par Michel Blondeau - dans Voeux
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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 18:31

funanbule1.jpg

 

Sur le fil du temps, je monte lentement
Vers le point culminant du géant firmament…
A petits pas tranquilles je me sens attiré
Par les enfers du ciel qui m'ont ensorcelé.


Je vais vaincre les nues en déchirant leur voile;
Je vais vers le soleil taquiner les étoiles;
Je vais toucher la nuit qui baigne l'univers
Et lui chiper des rêves perdus dans sa lumière.

 

Je vais croiser la lune qui souvent me propose
De venir la cueillir comme on vole une rose…
Je vais la conquérir avec frénésie
Et je lui conterai des chants de poésie.

 

Je vais tromper la mort aux pouvoirs éternels
Sans perdre l'équilibre ou casser la ficelle…
Je vais, dans l'infini, découvrir des mots bleus
Que je ramènerai pour éblouir tes yeux.

 

Quand je vais revenir, au creux de tes prunelles,
Je te raconterai les beautés de mon ciel,
Et je t'en couvrirai de toutes ses parures
Pour, qu'à ton tour, tu sois, ma plus belle aventure.

 

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Publié par Michel Blondeau - dans Balades
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24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 18:20

papynoel.jpg


Papy Noël est prêt… Son traineau est chargé…
Il s'apprête à passer une nuit surchargée
Où progressivement, ses yeux mouillés d'un voile,
Croiseront des regards tout pétillants d'étoiles.

 

Dans un ciel de rêve d'une nuit tourmentée,
Il va vivre un moment intense et enchanté,
Et qu'importe, pour lui, les excès défendus,
Pourvu que tous les cœurs soient unis et émus.

 

Papy Noël est prêt, ce soir, à s'envoler
Dans l'illusion d'un monde magique et constellé
D'amour et d'amitié où son cœur se détend
Pour troquer sa sagesse en élans palpitants.

 

Bon Noël à tous…

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Publié par Michel Blondeau - dans Voeux
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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 18:20
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A trop tirer sur la ficelle
En dévorant ta vie si belle,
Il fallait bien t'attendre un jour
Qu'elle cherche à te jouer des tours.

 

Tu aurais dû faire attention
A cette putain de tension
Que tu croyais infatigable
Mais qui aujourd'hui n'est plus stable.

 

Voilà ce qu'arrive aux gourmands
Qui jouent aux gaillards crânement
Sans voir venir une drôlesse
Armée de tourments et de stress.

 

Mais faut savoir raison garder;
D'autres que toi y sont passés
Et pour faire baisser ta tension
Change le sens des rotations...

 

A toi le régime sans sel,
Les bons légumes providentiels,
Le riz, les pâtes, l'ail, le poisson
Et le chocolat à foison.

 

A toi l'eau sans la mirabelle…
Le miel, mais pas dans l'hydromel…
Et n'oublie pas que la passion
Fait aussi baisser la tension…

 

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Publié par Michel Blondeau - dans Histoire vraie
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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 09:10

 

Je ne sais plus trop où j'en suis…
Je jouais, hier, les crédules,
Et voilà qu'il faut, aujourd'hui,
Jouer les hommes sans scrupules.

 

Passer d'un dévot pointilleux,
A un Tartuffe sans foi ni loi,
A fait de moi un religieux
Qui soudain n'aurait plus de foi.

 

En tant qu'Orgon, j'étais un bon (avec un grand C)
Prêt à donner à l'hypocrite
Ma fille, ma femme et mon pognon
Pour vivre tel un cénobite.

 

Mais aujourd'hui, c'est le contraire…
Je deviens un mielleux pillard
Qui souhaite que ses prières
Fassent de lui un bon paillard…

 

Le théâtre a ceci de bien ;
C'est de pouvoir jouer des rôles
Que nul ne joue au quotidien
Car cela ne serait pas drôle…

 

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Publié par Michel Blondeau
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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 14:10

 

Si tu sais faire un "Haïku"
Tu sauras faire un "Lukydu".
Ce sont trois rimes de huit pieds
Dont la première est isolée.

 

Je vais te donner un modèle
Pour t'apporter une étincelle…

 

" Une fois j'ai vu un faucon…
Qui soudain se sentait très fier
De voler ainsi dans les airs."

 

Maintenant, dans ta petite tête
Tu vois la rime super chouette
Du second vers qui doit rimer
Cette fois avec le premier.

 

Sans trop me casser la nénette
Voici ce qui me vient en tête.

" Une fois j'ai vu un faucon…
Qui soudain se sentait très con
De voler ainsi dans les airs."

 

Voici un autre "Lukydu"
Plus difficile que j'ai pondu
Ce matin, dans la salle de bain
En me frottant le bas des reins.

 

" Brusquement je fus convaincu
Que le miroir voyait mon corps
Qui embellissait le décor."

 

Il faut bien rire un peu !
Bon week-end à tous…

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Publié par Michel Blondeau - dans Délires
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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 15:10

Un jour où mon esprit racontait des bêtises,
(Ce qui est chose rare sauf quand je suis en crise)
J'affirmais que les mots qui semblaient opposés
Etaient des synonymes pouvant s'harmoniser…

Un homme ou une femme étaient, pour moi, semblables…
Un grand ou un petit était indissociables…
Un Dieu ou un démon n'était pas différents,
Pas plus qu'un laid horrible ou un beau attirant.

 

Eh bien! Pour vous prouver ces dires que je claironne,
Voici des synonymes qualifiant ma personne…
Je vous les mets en prose car je suis trop cossard
Pour en faire des rimes ardues pour la plupart…

 

Je suis désagréable…Donc bougon, critiqueur…Donc méfiant, pointilleux, voir même tatillon…Donc minutieux, et du coup, scrupuleux… Forcément appliqué, attentif, consciencieux… De ce fait je deviens zélé, dévoué, empressé… Donc coopératif, ouvert et chaleureux…Ceci me rend aimable, et ainsi agréable

 

Vous voilà maintenant convaincu que les extrêmes sont identiques si bien que je peux réaffirmer encore une nouvelle fois que:

"Je suis un grand homme mince, riche et beau comme un Dieu naissant."

Ou, ce qui est identique :

"Je suis une petite femme grosse, pauvre et laide, comme un démon mort."

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Publié par Michel Blondeau - dans Délires
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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 10:25

Je profite que nous allions ce midi, mamie et moi, à un déjeuner dansant organisé pour les séniors par notre maire, pour répondre à l'invitation d'une bloggueuse nommée "oxygène" qui demande de participer à un concours de photos de nos pieds en chaussettes et les mettre sur le net en les accompagnant d'un texte si possible…C'est parti...




Mes pieds sautent du lit… Pour eux c'est le grand jour

Où ils vont revêtir une tenue glamour,
Car ils sont invités aux repas des séniors
Que le maire organise pour se bouger le corps.

 

Craignant d'être en retard pour cet annuel festin

Entrecoupé de rythmes ou tangos argentins,
Mes pieds se précipitent dans de jolies chaussettes
Qu'uniquement je mets quand je vais faire la fête.

 

Sans même se laver pour garder leur odeur
De séduisants petons avident de puanteur,
Ils se disent qu'ainsi ils pourront attirer
Toutes les cavalières en mal de nausées…

 

Afin que mes chaussettes soient des plus magnifiques
Je les tiens suspendues par de gros élastiques…
Mais hélas une attache bien trop courte d'un bout
Vient de se péter net au niveau du genou.

 

Pour leur donner encore un peu plus d'attirance,
Je laisse dévoiler, sans la moindre décence,

Mes plus beaux doigts de pied qui laissent supposer
Que les autres sont prêts à se faire écraser.

 

Quand je les sens fin prêt à valser tout leur saoul,

Je les chausse de claquettes ne tenant plus le coup…
(Si jamais je les perds au cours d'un rock en roll,
Je les remplacerai par des pompes* de football )…

Je sens qu'à cette fête je vais faire un tabac

Bien qu'il soit interdit de fumer des nougats**
Mais qu'à cela ne tienne, je laisserai mes pieds
Embaumer mes chaussettes d'effluves avariées.

 

Si après la fête, les invités tombent comme des mouches, je fais breveter mes chaussettes comme ancêtricide…

 

*chaussure, godasse, godillot, grolle…Faut vraiment tout vous dire !...

**pieds, ripatons, pinceaux, etc… J'ai l'impression que certains d'entre vous ne suivent pas mon charabia ou, si vous préférez, mon baragouin.

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Publié par Michel Blondeau - dans Délires
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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 13:32

Il était une fois un loup mal dans sa peau
Qui, dans sa garde robe, trouva un oripeau
Qu'il mettait à l'époque de son adolescence
Pour leurrer les troupeaux de moutons sans méfiance.

 

Revêtant la défroque il vit dans son miroir

Qu'il avait belle allure, (mis à part ses mâchoires
Qui s'étaient édentées, son regard avachi,
Son nez privé de flair sous ses trois poils blanchis)

 

"-Mais qu'importe ma vue et mon aspect chétif
Se dit-il en hurlant des bêlements craintifs…
Qu'importe si mes nippes me donnent l'air d'un con,
L'important est pour moi de paraître un mouton."

Sur cette réflexion il sort de sa tanière;
Ajuste sa guenille sur son maigre derrière
Et le voila parti, à petits pas de loup
Effrayer les moutons comme un grand loup-garou.

Ah! Qu'il était joli ce monstre cabotin,
Avec ses yeux piteux, sa trogne de coquin
Ses babines baveuses, son petit rire en coin,
Et sa truffe bourgeonnante au bout de son tarin!

 

Soudain il entendit de ses oreilles sourdes
Des bêlements confus qui racontaient des bourdes…
Comme un bon prédateur il se met à l'arrêt
En humant l'air ambiant un tantinet frisquet...

 

Et très vite il comprend que tous ces bêlements
Ne peuvent être émis par des moutons tremblants,
Mais plutôt, par une meute de brebis de passage
En train de papoter de chiffons et lainages.

 

Alors le pauvre loup, entendant ces discours
Se dit qu'il est de trop, et vite, fait demi-tour
Car il sait que sa laine risque d'intéresser
Ces brebis aux aguets des dernières nouveautés.

 

Mais hélas, la clique des brebis l'aperçoit,
Et toutes se précipitent sur sa fripe qu'elles croient
Etre la plus jolie des parures "dernier cri"
Qu'elles essayent, tour à tour, sur leur anatomie.

 

Et pendant ce temps là, notre loup se morfond

Dans son coin, apeuré par tout cet escadron

D'agnelles en folie qui, pour une petite laine,
A mit sa dignité fortement dans la peine.

 

Mais que pouvait-il faire face à ce beau destin
De se faire mettre à poil comme un pauvre crétin
En se laissant priver de laine sur le dos
Pour la donner à ceux qui en ont à gogo ?

 

Je dois dire qu'en écrivant ce texte ce matin, je ne savais pas du tout où j'allais. Je suis parti de cette image qui m'a fait marrer et comme je n'avais rien à faire de spécial, je me suis laissé délirer pour en arriver à cette moralité beaucoup trop utopique à mon goût…Mais l'important est de se faire plaisir en se racontant des histoires dont on ne connait pas encore la fin.

 

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Publié par Michel Blondeau - dans Contes-Fables
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