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14 mars 2009 6 14 /03 /mars /2009 12:59

Ô toi, jolie paresse,
Quand vas-tu soulager
Les peines de mon stress
Qui ne pense qu'à bosser.

Et toi, méchant orgueil,
Quand vas-tu donc cesser
Ton entrainant clin d'œil
Pour me faire avancer.

 

Et toi, la gourmandise,
Quand vas-tu m'imposer
Les douces friandises
De rêves irisés.

 

Et toi, sale colère,
Quand vas-tu transformer
Mes injures journalières
En mots édulcorés.

 

Et toi, envie complice,
Quand vas-tu ordonner
A ma vieille avarice
De moins me dépenser.

 

Il n'y a guère que toi,
Apaisante luxure
Qui comprend mes émois
Et tout ce que j'endure...

 

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Publié par Michel Blondeau - dans Délires
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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 17:56

"- Poète, prends ton luth et me donne un baiser,
Vient de me dire ma muse qui cherche à m'abuser...
Fais un petit effort ; tu ne m'embrasses plus
Depuis que des soucis te mènent vers l'inconnu."

 

"- Je voudrais bien t'y voir, ô muse profiteuse
Qui ne pense qu'à muser en jouant les plaideuses...
Sais-tu, qu'en ce moment, des choses me turlupinent
Et en particulier, je refais ma cuisine..."

 

"- Mais tu as tout le temps, à quoi bon te presser...
Allez !...Embrasse-moi... Laisse-moi te charmer
Et partons tous les deux sur les chemins herbeux
Sentir si le soleil te rendra amoureux..."


"- Mais tu rêves, ma petite ; le temps est à la pluie !...
Autant que j'en profite à jouer la fourmi
Allant, de mur en mur, passer la décolleuse
Qui, à toute vapeur, n'est pas du tout rêveuse..."

 

"- Puisqu'il en est ainsi, je vais dire à Musset
Que tu es un rimeur vraiment sans intérêt,
Et qu'au lieu de chanter des jolis mots d'amour
Tu préfères t'enfermer que de me faire cour."

 

"- Et ben ! C'est ça, bon vent !... Mais reviens-moi ce soir...
D'ici là mes pensées seront un peu moins noires,
Et je te chercherai, ô muse insatiable,
Tous les mots d'amoureux que me dicte le diable."

 

"- Ô muse, je te dirais que mon cœur bat trop vite,
Que tu es le ferment des rêves qui m'agitent,
Et pendant que mes mots viendront te courtiser,
La chanson de mon luth te fera un baiser."

 

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Publié par Michel Blondeau - dans Histoire vraie
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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 17:03

En ce jour de la femme, je viens revendiquer
Tous mes droits de Papy qu'on osa m'arnaquer...
Mais quand Mamie va-t-elle relire cette aberrance
Et saisir qu'elle me doit totale obéissance?...

 

Je suis sûr, qu'aujourd'hui, devant cette ineptie,
La femme progressiste boudera les messies
Qui ont donné aux hommes des supériorités
Pour le moins misogynes...J'm'en fiche, je suis athée...

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Publié par Michel Blondeau - dans Réflexion
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6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 14:21
 

Petit journal intime, as-tu bien remarqué
Qu'il m'arrivait parfois de ne pas te parler...
Sais-tu que je le fais, non pas pour te déplaire,
Mais parce que je suis pris à d'autres affaires...

 

Toi qui me connais bien, tu sais que tôt ou tard
Je reviendrai te dire mes joies ou mes cafards...
Et aujourd'hui, vois-tu, je suis si déprimé
Que j'ai soudain envie, sur toi, de m'épancher.

 

"- Ah! Ben, non, pas d'accord!... Moi je suis bien content
Quand tu n'as plus de rimes ou de vers hésitants...
Cela me donne un peu le temps de respirer
En espérant qu'un jour, tu vas me libérer..."

"- Non! Mais... T'as pas fini de râler sur ce ton...
Je te dis des mots doux et toi, en faux-jeton,
Tu viens me raconter que tu maudis ta vie
A te faire feuilleter les pages que je t'écris...

 

Si la sérénité est ton vœu le plus cher
Ne compte pas sur moi pour te priver de vers,
Et tu as intérêt à accepter les gens
Qui viennent t'apporter des coms ravissants.

 

On a ce qu'on mérite... Quant on veut vivre en paix,
On est antipathique, mais aimable, jamais...
On renie les amis, on fuit la gentillesse,
On est odieux, sans cœur, sans sourire, sans faiblesse...

 

Mais toi tu fais l'inverse, (nul n'est vraiment parfait)...
Si les gens te sourient, ben tant pis, c'est bien fait...
Et si jamais un jour tu devais leur déplaire,
C'est que ta vérité voulait dire le contraire..."

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Publié par Michel Blondeau - dans Réflexion
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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 17:14

Ma participation pour les parchemins de bigornette où il s'agit de raconter son café du matin sans oublier de placer les mots: biscotte, bol, sucre, heure, banane et ananas...

 

C'est l'heure du café du matin...
Café au lait puis café noir...
Je prends alors mon vieux moulin,
Les grains, le filtre et l'entonnoir...

 

Dans le moulin je mets les grains
Puis je tourne la manivelle
En chantonnant avec entrain
" Que le progrès est chose belle."

 

Mais je dois vite déchanter
Car dans mon mode opératoire,
Je viens simplement d'oublier
De mettre en place le tiroir...

 

Sur le sol je vois le café
Répandu et broyant du noir...
Du coup je vais le ramasser
Pour le placer dans l'entonnoir...

Je prends alors la casserole
Où l'eau bouillante a débordé
Et, tandis que mes yeux somnolent,
Je la verse sur le café.

 

En attendant que passe la flotte
Et pour ne pas perdre de temps,
Je me beurre deux ou trois biscottes
Qui se cassent à tout bout de champ.


Puis je retourne à l'entonnoir...
Mais peu de marc y est présent...
Je sais, vous n'allez pas me croire,
Mais le filtre aussi est absent...

 

Pendant ce temps, mamie ricane...
Sa bouche est toute déformée
Par une superbe banane
Qui a le don de m'exciter.

Alors je lui prends sa socquette
Et la place dans l'entonnoir
Pour me faire un jus de chaussette
Qui apaisera mes déboires...

Quand enfin j'ai passé mon jus,
Je vais chercher le sucre en poudre...
Manque de pot je n'en ai plus,
Seuls deux morceaux restent à moudre.

 

Alors je reprends mon moulin
Pour briser les morceaux tenaces
Mais cette fois, je suis malin,
J'ai remis le tiroir en place...

 

Voilà comment tous les matins
Je me fais mon bol de caoua...
Comme je n'aime pas les pépins,
Je me l'envoie sans ananas.


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Publié par Michel Blondeau - dans Délires
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1 mars 2009 7 01 /03 /mars /2009 09:45

 

Non vraiment,j'en ai marre !...Tout au long de l'année,
C'est toujours les nanas que nous devons fêter...
Un jour c'est pour les mères, un autre les mamies,
Mais c'est jamais mon tour... Tout le monde m'oublie...

 

Mais quand va-t-on m'offrir une petite fleur
Plutôt qu'un V.T.T. ou un ordinateur?
Mais quand m'offrira-t-on un joli sac à main
Qui servira, plus tard, de fourre-tout féminin ?

 

Sans compter que bientôt s'ouvre un autre programme...
Pendant une journée nous fêterons les femmes...
Il faut savoir aussi, et ce n'est pas du bluff,
Qu'elles viennent de s'emparer de l'année deux mil neuf.

 

Alors là s'en est trop...J'invite les papys
A ne pas honorer les mamies aujourd'hui
Et de laisser ce soin à leurs petits enfants
Qui pensent beaucoup à elles, mais qu'une fois par an...

Bon Dimanche et bonne fête à toutes les mamies.

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Publié par Michel Blondeau - dans Histoire vraie
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26 février 2009 4 26 /02 /février /2009 14:09

 

Il était une fois, un malheureux bisou
Qui n'avait jamais pu bisouter une joue...
Chez lui, seul, il rêvait tout en faisant des vers
Et pour se délasser, bisait les courants d'air...

 

Un jour, un Gros Bisou bon vivant vint le voir
Et, le sourire aux lèvres, se moqua de sa poire...
"- Si tu restes toujours trop enfermé chez toi
Jamais tu ne pourras rencontrer une proie!"

 

"- Ecoute, mon ami, ne soit pas si tendu...
A te voir on dirait un vieux bisou pointu...
Va donc te balader et sans faire la moue
Va prendre un bol d'air en recherchant des joues."

 

Sitôt dit, sitôt fait...voilà notre bisou
Qui part en sifflotant courir le guilledou
Tout en cherchant deux joues qui ne soient pas joufflues,
Car déjà il avait des idées préconçues....

 

Il croisa des joues pleines et aussi des joues creuses,
Des joues roses sans pommette et des joues de boudeuse...
Aucune ne lui plaisait, même les joues fardées
Qu'il trouvait à son goût beaucoup trop pommadées...

 

Au près d'un bar-tabac, il rencontra deux joues
Mal lavées, mal rasées et laides comme un pou...
Au milieu de ces joues, ça sentait la vinasse
Et de la nicotine se mêlait à la crasse.

 

Le bisou dégoûté prit ses jambes à son cou
Et tomba nez à nez devant deux jolies joues
Toutes inondées de larmes et qui n'espéraient plus
Qu'un fou bisou errant vienne se poser dessus.

 

Le bisou attendri demanda aux deux joues
S'il pouvait, par hasard, les embrasser d'un coup...
Mais les joues refusèrent qu'un inconnu les touche
Et très pudiquement lui tendirent la bouche...

 

Voyant ça, le bisou, tout démoralisé
Se transforma, d'un coup, en long et doux baiser.
Depuis il épousa les deux joues qu'il chérit
Et bise à volonté tout au long de sa vie...

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Publié par Michel Blondeau - dans Contes-Fables
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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 11:27

 

Il est l'heure de vous dire que la Bretagne est belle
Et que ce n'est pas vrai qu'il y pleut tous les jours...
Je peux vous garantir que l'Archange St-Michel
Avait mis du soleil sur son Mont et ses tours.

 

Nous l'avons emmené pour aller voir Dinan
Où Bertrand Du Guesclin posait sur sa monture...
Au pied de son cheval j'ai remonté le temps,
Et devint le héros de guerrières aventures.


 

Nous avons fait aussi de nombreux va-et-vient
Tout comme les Marées du barrage de la Rance...
Dinard et St-Malo sont, par ce pont marin,
Deux villes fortifiées unies grâce à la science.



Comme je suis curieux j'ai voulu voir de près
Comment un va-et-vient faisait tourner la tête
A de grosses hélices, avec tant de succès,
Qu'elles pouvaient constamment jouer la girouette.



Il suffit pour cela de faire tourner les pales
Si bien que notre hélice change sa rotation
Dès que des tonnes d'eau vont, de façon brutale,
Diriger les courants dans l'autre direction.


 

Voici donc résumé ce périple Breton
Que nous avons passé sur les bords de La Rance...
Nous avons apprécié cette belle région
Qui, ici, me fait dire : " Mais que c'est beau la France! "....


 

 

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Publié par Michel Blondeau - dans Vacances
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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 13:24

 

Madame monsieur, bonjour !...Ici radio Papy...
Je viens vous avertir que j'emmène Mamie
Pour un très long week-end en ville de St-Malo
Qui, comme chacun le sait, a des vues sur les flots.

 

A vrai dire, St-Malo, est avant tout une île
Qui progressivement devint une presqu'île
Où de grandes marées inondent ses remparts
et fortifications qui voient aussi Dinard.

 

De là, cheveux au vent, le regard vers l'azur,
Nous nous réchaufferons, à deux, dans la froidure,
Et quand nous en aurons ras le bol du sur-place,
Nous pourrons déclamer: " Bon ! C'est beau...On se casse."

 

A cet instant, alors, nous serons seuls au monde,
Ruisselant sous la pluie plaisante et vagabonde
Qui nous rappellera que l'île de St-Malo
Vit sa vie constamment avec les pieds dans l'eau...

 

Mais ne me dites pas que cette île est vilaine
Dans son département où nous aurons la veine
De visiter aussi, en guise de caprice,
Près de la Richardais, l'usine marémotrice...

 

A plus tard, les amis... Je fais mon baluchon
Et je mets, pour trois jours, mon blog à l'abandon...
Mais il sait que Papy va revenir bientôt,
Pour lui faire découvrir St-Malo en photo.


Bon week-end à tous....  

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Publié par Michel Blondeau - dans Balades
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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 11:39

 

Quelle nuit, les amis !... Je n'ai pas pu dormir...
Mon objectivité a subi le martyr
Car elle dut arbitrer un combat incertain
Entre mes deux cotés masculin-féminin...

 

Mon coté masculin étant beaucoup plus fort
Roulait ses pectoraux de grand conquistador...
Mon coté féminin se sachant plus cruel
Comptait bien s'imposer en jouant des prunelles...

 

Au début du combat, je vis le masculin
Qui ne put s'empêcher de faire le malin...
D'emblée, il attaqua et en contant fleurette
Il tend au féminin une jolie pâquerette...

 

Le cruel féminin lui répond aussitôt
En effeuillant la fleur, dans son coin, en solo...
Il chante des foutaises puis joue tout son va-tout
En terminant son air d'un affreux "pas du tout".

 

Devant ce coup fatal, le masculin si fier,
Doit plier les genoux et les poser à terre...
Le cruel féminin se voyant implorer,
Baisse lentement sa garde et se croit libérer...

 

Mais c'est bien mal connaître mon coté masculin
Qui cherche sans arrêt à en venir aux mains...
Il se dresse d'un coup et d'une grande rudesse
Balance, au féminin, une douce caresse.

Mon coté féminin, surpris par la traîtrise,
Hurle à la tricherie; se perd en vocalises...
Du coup, mon masculin voulant temporiser
Vient lui fermer la bouche d'un malicieux baiser.

 

Quand je vis que le duel tournait au pugilat
Je suis intervenu pour mettre le holà...
Je les ai séparés chacun de leur coté
Et, pour avoir la paix, j'ai dis: "égalité"...


Mes deux cotés, alors, se sont serrés la main
Et, fair-play, s'enlacèrent jusqu'au petit matin...
Ils venaient d'oublier leurs querelles d'un jour
En basculant, chacun, du coté de l'amour.

 

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Publié par Michel Blondeau - dans Délires
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