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5 novembre 2008 3 05 /11 /novembre /2008 12:02

 

Il fallait s'y attendre, je suis à découvert
Sur mon compte-courant alimenté en vers...
Paraît que mon crédit serait désargenté
Et qu'il faut, à tout prix, le ré-alimenter.

 

J'ai été averti, au réveil, ce matin,
Alors que je cherchais un bon alexandrin...
Le banquier de mes rêves m'a dit d'un mauvais ton :
"- Cesse de rimailler car tu n'as plus de fonds.

 

"Alors débrouille-toi à renflouer ton compte...
Si tu n'as pas assez, donne-moi des acomptes...
Je ne veux que des vers sonnants et trébuchants
Que tu as épargné...Verse-les moi content..."

"Fais un petit effort avec des rimes riches...
Les autres, tu te les gardes dans un coin de ta niche...
Surtout ne verse pas de rimes féminines,
Je les trouve plus pauvres que les rimes masculines."

 

Et là je reconnais qu'il n'a pas vraiment tord...
Le masculin est beau et nettement plus fort
Que le genre féminin où sa grande faiblesse
Est de finir par E comme "femme" ou "mollesse...

 

J'ai eu beau répliquer que ces E sont muets
Et donnent aux féminines un peu moins de caquet,
Il m'a dit: "- Je me fous de tout ton baratin
Qui t'a permis d'écrire ce billet qui vaut rien.

 

Alors, un peu vexé qu'il ait pu découvrir
Que mon bout de papier n'était que du délire,
J'ai stoppé illico mes rimes masculines
Pour ne pas offenser les belles féminines...

 

Car étant délicat et surtout peu bavard
Je sais aussi me taire en rangeant au placard
Mes allusions vaseuses envers les filles d'Ève
Qui papotent toujours sans respecter de trêve...

 

Tout ceci pour vous dire que même à découvert,
J'ai renfloué mon compte d'une somme de vers
Qui ne vaut pas un rond mais qui m'aura permis
De chambrer les nanas tout en restant poli...

Ce qui m'ennuie le plus, c'est que je dois conclure
Bien qu'il me reste encore quelques égratignures...
Mais je vais les garder afin qu'un jour prochain
Je puisse, de nouveau, griffer le féminin.

 

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Publié par Michel Blondeau - dans Misogynie
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19 septembre 2007 3 19 /09 /septembre /2007 14:18

Fin août, Géraldine Overblog m'a envoyé un message sympathique de relance. Apparemment, elle craignait que ses services de ne plaisaient plus et que je lui faisais la gueule.
"…Mais non, Géraldine, je ne te faisais pas la gueule!…J'étais tout simplement en vacances et quand je suis rentré, mon ADSL étant en panne, je fus privé longuement d'Internet pour t'expliquer mon silence."
Ah! Les femmes!…Pourquoi faut-il toujours qu'elles croient qu'on ne les aiment plus?
Pour la peine, j'ai envie de déconner sur mon sexe opposé.
 
La femme qu'on dit charmante aux multiples richesses,
Adorable, angélique, avide de tendresse,
Aimable autant qu'aimante, coquette ou séduisante
Gracieuse, incomparable, divine et souriante,
Eclatante de beauté, brillante d'intelligence
Timide, vertueuse…C'est une invraisemblance.
 
Car d'un doigt sermonneur ou d'un clignement d'yeux,
Elle peut, en un instant, nous asservir, messieurs.
 
Nous les martyrs, nous les esclaves, nous les prisonniers,
Bagnards de la vaisselle, les forçats du balai,
Vaillants exécutants de tout ce qu'elle désire
Ou patients résignés quand elle trouve à redire.
Nous, pauvres serviteurs s'usant à la bricole,
Nous qui aimerions bien prendre un peu la parole,
Nous, laquais attentifs à ses moindres caprices
Et n'ayant que le droit de subir ses supplices…
 
Pourtant nous sommes doux, affectueux et câlin…
Cependant, rien à faire, à nous les tours de reins
A nous les mains râpées, l'intense prise de tête
Nous ne sommes plus leurs hommes, mais de simples lavettes.
 
Il ne faut pourtant pas reprocher tout aux femmes.
Si elles sont tyrans, elles ne sont pas infâmes!
Elles savent bien nous dire, dans un gentil murmure
"- Chéri, fait les carreaux et lave-moi les murs."
Et nous, pressés de faire et aussi de lui plaire
Nous voilà transformés en soubrettes légères.
 
Mais ça ne suffit pas à ce méchant bourreau.
Si vous avez choisi le meilleur numéro,
Ce type gracieux de femme dont la seule passion
Est de connaître un homme qui, sans hésitation,
Saurait faire les zéros sur son carnet de chèques
En avançant aussi le jour de ses obsèques.
 
On a aussi la femme, qui sans être fatale
A cependant, pour plaire, un bon petit quintal;
C'est à vous demander, en étant à coté,
Si ce très cher trésor est bien votre moitié.
 
Bien sûr, me direz-vous, cela est préférable
A cette femme fine, décharnée, impalpable.
Cent fois nous préférons un corps bien potelé
Car on ne sait pas bien jouer aux osselets.
 
Mais il faut maintenant cesser ce ton cynique.
Retenez simplement de toute ma rubrique
Que le coté flatteur, si vous en trouvez un !
Le reste, oubliez-le… Haro sur l'écrivain
Qui a dû abuser, en se croyant comique,
De ce sexe charmant, de ce beau sexe unique.
 
Sans lui, que ferions-nous, minables que nous sommes.
Il sait nous consoler beaucoup mieux que le rhum.
Il nous donne ses passions, ses penchants, ses folies…
Alors, regardons le plutôt avec envie,
Et nous constaterons du profond de notre âme
Qu'il n'est rien de meilleur, sur terre, que la femme.
 
 
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Publié par Michel Blondeau - dans Misogynie
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