Affirmer ma vérité pour mieux me contredire.

Vive le mois de mai et ses longs jours de fêtes
Qui m'ont donné l'envie de me vider la tête.
Je me suis baladé sous un soleil brillant
Au-dessus d'un Plaisir qui n'en a pas souvent.
Le parc du château était très fréquenté
Par les canards sauvages au col vert lustré.
Les chevreuils se grisaient de brouter l'herbe tendre
En se moquant pas mal que je cherche à les prendre
Dans le viseur trop lent de l'appareil photo
Qui était aveuglé de lumière à gogo.
Le héron du ruisseau faisait ses ablutions
En prenant tout son temps de piquer un poisson.
Les corbeaux se narguaient et jouaient la provoque
En oubliant le noir de leur triste défroque.
Seuls les chevaux du parc semblaient bien ennuyés
De voir la liberté derrière des barbelés.
Vive le mois de mai quand il a de longs ponts
Où on chante la vie et que l'oiseau répond.