Fin août, Géraldine Overblog m'a envoyé un message sympathique de relance. Apparemment, elle craignait que ses services de ne
plaisaient plus et que je lui faisais la gueule.
"…Mais non, Géraldine, je ne te faisais pas la gueule!…J'étais tout simplement en vacances et quand je suis rentré, mon ADSL
étant en panne, je fus privé longuement d'Internet pour t'expliquer mon silence."
Ah! Les femmes!…Pourquoi faut-il toujours qu'elles croient qu'on ne les aiment plus?
Pour la peine, j'ai envie de déconner sur mon sexe opposé.
La femme qu'on dit charmante aux multiples richesses,
Adorable, angélique, avide de tendresse,
Aimable autant qu'aimante, coquette ou séduisante
Gracieuse, incomparable, divine et souriante,
Eclatante de beauté, brillante d'intelligence
Timide, vertueuse…C'est une invraisemblance.
Car d'un doigt sermonneur ou d'un clignement d'yeux,
Elle peut, en un instant, nous asservir, messieurs.
Nous les martyrs, nous les esclaves, nous les prisonniers,
Bagnards de la vaisselle, les forçats du balai,
Vaillants exécutants de tout ce qu'elle désire
Ou patients résignés quand elle trouve à redire.
Nous, pauvres serviteurs s'usant à la bricole,
Nous qui aimerions bien prendre un peu la parole,
Nous, laquais attentifs à ses moindres caprices
Et n'ayant que le droit de subir ses supplices…
Pourtant nous sommes doux, affectueux et câlin…
Cependant, rien à faire, à nous les tours de reins
A nous les mains râpées, l'intense prise de tête
Nous ne sommes plus leurs hommes, mais de simples lavettes.
Il ne faut pourtant pas reprocher tout aux femmes.
Si elles sont tyrans, elles ne sont pas infâmes!
Elles savent bien nous dire, dans un gentil murmure
"- Chéri, fait les carreaux et lave-moi les murs."
Et nous, pressés de faire et aussi de lui plaire
Nous voilà transformés en soubrettes légères.
Mais ça ne suffit pas à ce méchant bourreau.
Si vous avez choisi le meilleur numéro,
Ce type gracieux de femme dont la seule passion
Est de connaître un homme qui, sans hésitation,
Saurait faire les zéros sur son carnet de chèques
En avançant aussi le jour de ses obsèques.
On a aussi la femme, qui sans être fatale
A cependant, pour plaire, un bon petit quintal;
C'est à vous demander, en étant à coté,
Si ce très cher trésor est bien votre moitié.
Bien sûr, me direz-vous, cela est préférable
A cette femme fine, décharnée, impalpable.
Cent fois nous préférons un corps bien potelé
Car on ne sait pas bien jouer aux osselets.
Mais il faut maintenant cesser ce ton cynique.
Retenez simplement de toute ma rubrique
Que le coté flatteur, si vous en trouvez un !
Le reste, oubliez-le… Haro sur l'écrivain
Qui a dû abuser, en se croyant comique,
De ce sexe charmant, de ce beau sexe unique.
Sans lui, que ferions-nous, minables que nous sommes.
Il sait nous consoler beaucoup mieux que le rhum.
Il nous donne ses passions, ses penchants, ses folies…
Alors, regardons le plutôt avec envie,
Et nous constaterons du profond de notre âme
Qu'il n'est rien de meilleur, sur terre, que la femme.